SEULE SUR SON ÎLE
Liberty, je crie ton nom, Je le crie de jour, de nuit,
Et comme tu ne sais pas dire oui, Liberté, j’écris ton non…
Elle est seule sur son île,
Les remous de la ville
Lui passent dans le dos…
Faut-il qu’elle soit cruelle
Pour ne pas répondre à l’appel
Qui monte du ruisseau…
Elle regarde vers le large
Sans voir la frêle barge
Qui veux l’accoster…
Sur un sol étranger
Etranger à la paix
La belle est, la belle est figée…
De Bartholdi à Delacroix,
La liberté n’est qu’un fruit d’hommes…
Qu’elle « éclaire le monde » ou pas,
Qu’elle « guide le peuple » ou pas,
La liberté n’est qu’un fruit d’hommes.
Elle est seule sur son île,
Les remous de la ville
Lui coulent sur le dos…
Sa lumière est factice,
Mais par un artifice
On la croit de feu…
Bras tendus mains fermées,
Elle reçoit sans donner
Le moindre cadeau…
Sourde aux malheurs du monde,
Muette pour y répondre
Allez, bouge-toi, bouge-toi un peu…
De Bartholdi à Delacroix,
La liberté n’est qu’un fruit d’hommes…
Qu’elle « éclaire le monde » ou pas,
Qu’elle « guide le peuple » ou pas,
La liberté n’est qu’un fruit d’hommes.
Allez, bouge-toi, bouge-toi un peu…
De Bartholdi à Delacroix,
La liberté n’est qu’un fruit d’hommes…
Qu’elle « éclaire le monde » ou pas,
Qu’elle « guide le peuple » ou pas,
La liberté n’est qu’un fruit d’hommes…
Liberty, je crie ton nom, Je le crie de jour, de nuit,
Et comme tu ne sais pas dire oui, Liberté, j’écris ton non…
Pennautier / Reims 2001
Paroles : Luc Tallieu
Musique : Laurent Taiclet