CALCAIRE
Mourir aux pieds de ces murs
Que tu aimais tant, seul,
La peur pour unique armure
Froide et blanche comme un linceul…
Mourir aux pieds de la tour
Sous l'regard des meurtrières.
La montée semble plus légère
Quand l'existence pèse trop lourd…
J'ai du mal à compter, Ce qu'en moi tu as pris
A comprendre la portée, De ce que tu m'as dit.
J'ai mal à ton absence, A ce membre amputé,
Et ce mortel silence, Hurle à l'inachevé.
Je sais juste qu'il me reste, Comme un butin funeste,
Des traces de toi, Des traces de toi vieux frère,
Comme des marques de calcaire.
Mourir au seuil de sa vie
Comme l'assaillant affaibli
Par les assauts incessants
D'un mal en lui oppressant…
Mourir pour avoir la paix
Chuter pour ne pas tomber.
La montée semble plus légère
Quand l'existence pèse trop lourd…
J'ai du mal à compter, Ce qu'en moi tu as pris
A comprendre la portée, De ce que tu m'as dit.
J'ai mal à ton absence, A ce membre amputé,
Et ce mortel silence, Hurle à l'inachevé.
Je sais juste qu'il me reste, Comme un butin funeste,
Des traces de toi, Des traces de toi vieux frère,
Comme des marques de calcaire.
Je pleure à l'intérieur, Pour garder en voleur
Ces traces de toi, Ces traces de toi vieux frère,
Comme des marques de calcaire.
Jamais l'eau vraiment
N'était montée si haut,
Jamais, peu s'en faut
On ne crut tes débordements.
"Vade In-Pace", va, et repose en paix mon ami…
Pennautier / Reims 2000
Paroles : Luc Tallieu
Musique : Laurent Taiclet