CACHEMIRE
Sous l'śil complice de la grande ourse,
Mes doigts se glissent sur ta peau douce.
Je te contemple je te caresse,
Et dans ce temple je me confesse.
Sous ton nombril comme une ombrelle
Ma main fébrile suit le doux fil
Qui la conduit vers ta chapelle…
Mes lèvres embrassent tes cicatrices,
Mes doigts s'immiscent dans ton palace.
Ton corps docile presque tranquille,
À mon appel s'offre et ruisselle.
Et là devant le saint des saints
Au Sphinx gardien du lieu sacré,
Je fais l'offrande de mes baisers…
Comme deux blancs chevreaux de cachemire
Tes seins se dressent dans la vallée.
La nuit tombée, pour m'endormir,
Je compte leurs grains de beauté…
Sous l'śil complice de la grande ourse,
Mes doigts se glissent sur ta peau douce.
Je te contemple toi ma prêtresse,
Et dans ton temple je me confesse.
Sous ton nombril comme une ombrelle
Ma main fébrile suit le doux fil
Qui la conduit vers ta chapelle
Où je m'abreuve à ton missel,
Fruit de délice et de cannelle.
Et je m'enivre à ton calice,
Dans la soie pure de ton palais.
Entre tes deux colonnes nues
De ma langue je m'insinue
Pour goûter encore à tes mets…
Comme deux blancs chevreaux de cachemire
Tes seins se dressent dans la vallée.
La nuit tombée, pour m'endormir,
Je compte, et compte encore leurs grains de beauté…
Pennautier le 29 décembre 2005
Paroles : Luc Tallieu
Musique : Marcel Capelle