ARNO
Loin du Mont Falterona,
En hiver qu'on croyait froid,
Est né un petit ruisseau
D'où jaillit le doux le chaud.
Ces souvenirs me traversent
Comme sur le Ponte Vecchio.
Et Michel Ange qui le berce
Lui dessine des jours nouveaux.
L'Arno coule en Florence
Comme le sang d'une mère.
Arnaud coule en partance
Pour le coeur de son père.
Lorsqu'Arno coule en Florence
Comme le sang d'une mère.
De la clarté de Toscane
Brille dans les traits de Morgane
Ta grande soeur bien aimée
De bien trois ans ton aînée.
Dans ses bras je le devine
Tu te jettes sans plus tarder
Comme ton illustre homonyme
En sa Méditerranée.
L'Arno coule en Florence
Comme le sang du bonheur.
Arnaud coule en silence
Dans le coeur de sa soeur.
L'Arno coule en Florence
Comme le sang d'une mère.
L'inondation d'66,
Dans la ville des Médicis
A moins changé Florence,
Que la venue de son fils.
REFRAIN