Léo de Faucher
" Le peintre de l'imaginaire "

 

Léo de Faucher
Rue Alfred de Musset
F-11610 Pennautier
04.68.71.25.87

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Quelques "Toiles Filantes". 2004

Un grand peintre de la poésie fantastique.

"Né à Lavelanet dans l'Ariège en 1944, Léo de Faucher est dès son plus jeune âge formé à l'art dans une vieille famille où l'amour de la peinture se transmet depuis longtemps de père en fils. Léo de Faucher rencontrera à la fin de ses études des professeurs qui parachèveront sa formation artistique, tout particulièrement Carlos Chérubini, un vieux maître italien qui en son temps avait décoré le Lido à Paris. Il lui transmettra des secrets techniques et le goût des fêtes baroques de Venise qui le fera évoluer vers le fantastique.
Dès ses débuts son œuvre a le pouvoir de vous emporter à travers une fuite-refuge dans l'onirisme. Elle ouvre des portes sur une étonnante dimension de l'imaginaire où des éléments picturaux anachroniques et poétiques, souvent liés à la prime jeunesse, à l'amour du mouvement de la montagne et de la mer, contribuent à créer un sentiment intemporel de monde recommencé.
Ces constantes naturelles sont sûrement liées aussi aux influences des mythes de son pays natal, au légende et à l'état d'esprit pyrénéen. Chez lui, le visionnaire prend parfois le dessus sur le poète encore imprégné de candeurs enfantines et paradoxalement l'on peut rencontrer dans ses toiles le dantesque en bonne entente avec le presque naïf. En 1969, il exécute une surprenante série de toiles flamboyantes inspirées de l'Apocalypse mais ce n'est qu'à partir de la fin des années 70 qu'il s'engagera résolument dans la conquête de la sérénité. Dès lors, le torrent impétueux de la montagne ariégeoise se transforme en fleuve calme mais toujours original et puissant, en conférant une sorte de lumière intérieure à ses oeuvres, toutes irradiées par une forte présence indéfinissable. La poétesse Malou Pratx Andreu exprimera cette saisissante renaissance en disant : "Dans l'œuvre nouvelle, la synthèse difficile est réussie, c'est une conquête où la douleur de l'enfantement s'éclabousse de lumière".
L'originalité picturale de Léo de Faucher et les contours mystérieux de son œuvre font de lui un peintre captivant que beaucoup voudraient démythifier sans toutefois y parvenir. Pourquoi ne pas le prendre tel quel avec son potentiel d'amour manifesté par la transmission de son univers fantastique où perçent d'étranges lumières, tellement utiles à l'évasion dans un monde où tout n'est presque plus que grisailles."

" La côte des arts", avril 1992, article réalisé par Pierre Dubac-Chasseloup.


 

 

 

 

 

Arches de rêve
Arche-PhareTrès tôt l'Arche s'est révélée à moi, vaisseau imaginaire reposant sur des réalités, support mobile et changeant selon la consistance poétique et la profondeur de mes rêves ou de mes visions fulgurantes. Voie des métamorphoses - 1L'Arche des éternels poètes me permet de m'aventurer sur l'arc-en-ciel, trait d'union de ma palette, qui m'autorise parfois l'approche de la pureté et du bonheur primordial. Mais avant d'y parvenir j'ai essuyé bien des tempêtes, mon art en est témoin...
 
Voie du rêve et de l'amour - 1Les premières sensations de rêves, ne proviennent-elles pas d'un berceau vivant, le ventre maternel ?
Puis après la naissance, il y a les ventres berceaux de substitution, les vaisseaux landaus, les vaisseaux-poussettes.
Voie du rêve et de l'amour - 2L'Arche, son vivant symbolisme, permet ce rêve en transportant l'âme du poète au delà du temps jusqu'au ventre de la première Mère, d'où elle renaît sous une nouvelle forme purifiée et régénérée.
 
L'essorMes créations sont comme des appels, des appâts, il faut qu'elles fassent bouger, qu'elles déclenchent les réflexes affaiblis et méprisés, ceux qui permettent à l'homme de retrouver son entière dimension, avec l'apport bénéfique du rêve. Athanor aux trois étagesJe ne suis pas un plasticien qui endort ou rassure les esthètes désemparés dans la jungle de l'art qui ne compte jamais pour rien, mais un éveilleur qui invite à la transcendance par le don de ses voyages.
 
Voie de métamorphoses - 2Ce que j'appelle " mes rêves " n'a rien à voir avec l'utopie, ce ne sont pas des fantasmes plus ou moins irréalisables, mais des évasions contrôlées dans les sphères intemporelles dont ma peinture s'inspire avec une très grande liberté d'interprétation.

Temple de la lumièrePar contre, à chaque retour de ces voyages au pays du temps perdu je ramène une force toujours renouvelée puisée à l'eau pure du recommencement ...

Que ceux qui ont soif libèrent les voiles de leur vaisseau, la vie est là-bas, au-delà de l'horizon et de l'apparente réalité ...

Photos et textes de Léo de Faucher.